Zambougou-Sanando : une route ou un merdier ?

Seule voie publique assurant le désenclavement des villages de cet arrondissement de Sanando, la route reliant Zambougou à Sanando, au lieu de faire le bonheur des ruraux, est devenue plutôt une voie de merde.

Route caillouteuse, bourbeuse, fendillée, voilà entre autres quelques caractéristiques qu’on pourrait donner à cette voie qui mène de Zambougou (sur la route de Ségou) à Sanando, dans le cercle de Barouéli. Cette route longue d’une trentaine de kilomètres est devenue un cauchemar pour les habitants de Sanando et ses environs ainsi que pour les quelques commerçants qui fréquentent la foire de ce village, les mercredis.

Si ce joyau économique est décrié, depuis quelque temps, par les ruraux, c’est en raison de son état. Cette route a été la source de plusieurs blessures graves causées à des usagers dudit tronçon.  

Mercredi, jour de foire à Sanando. Un jour durant lequel cette voie Zambougou-Sanando est hautement sollicitée. Les commerçants arrivent de Bamako, Ségou, Fana, etc., pour vendre sur ce marché. Mais avec cet état désastreux de la route, le voyage leur coûte de plus en plus cher. En plus de la fatigue que ce merdier leur cause, ils sont souvent victimes d’accidents de circulation causés par les trous béants épars et remplis d’eau sur cette voie.

Le mercredi 16 septembre 2020, alors que les ruraux, tout heureux, se rendent au marché pour les préparatifs de la fête d’indépendance du pays, plusieurs accidents ont été enregistrés sur cette voie de merde. Selon nos informations, deux véhicules se sont renversés et plusieurs motocyclistes ont mordu la poussière ce jour-là sur cette voie. « Des blessés évanouis ont été transportés d’urgence au centre de santé du cercle dans des ambulances », nous a expliqué notre source. À l’en croire, le bilan fait état de 8 blessés, dont des enfants. 

Pourtant les autorités de la zone n’ont pas besoin d’être informées de ce mauvais état de cette route, puisqu’elles la pratiquent tous les jours ; elles entendent les échos quotidiennement. Mais elles font la sourde oreille. Une manière de montrer leur indifférence. En attendant qu’elles agissent, la route Zambougou-Sanando est devenue un merdier. 

Chiencoro

Phileingora

Fousseni Togola est né à Fana, dans la région de Koulikoro. Il a obtenu son baccalauréat au lycée Cabral de Ségou, au Mali. Aujourd’hui, M. Togola est détenteur d’un Master en philosophie, obtenu à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Présentement, il est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de « La société close et ses militants » et de la « Féminitude » et de « Le Mali sous IBK : sept ans d’obscurantisme » qu’il a publié sous le pseudonyme Chiencoro. M. Togola est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens. Fousseni Togola est fondateur et directeur de publication du site web d’informations générales, d’analyses et d’enquêtes phileingora.org. Il occupe le poste de rédacteur en chef adjoint au journal malien Le Pays. En 2020, il a été nominé au prix Mali Média Award (MAMA).

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