[Tribune] La rentrée scolaire : ce qu’en pensent les élèves !

Une élève du lycée pilote Hammam Lif sait poser des bonnes questions sur cette reprise après la covid-19 et essaye d’y apporter des réponses.

L’enseignement est l’un des piliers les plus importants de notre société, de son progrès, car il permet d’éduquer, de former et de préparer les nouvelles générations. Les jeunes représentent le futur, et si leur préparation plus connue sous le nom d’enseignement se fait sur des bases solides et surtout dans de bonnes conditions, l’avenir du pays et du monde par la même occasion rimera certainement avec le progrès, le développement et par la suite le bonheur et le confort. C’est pour cette raison que l’idée d’une année blanche est à exclure. Mais peut-on vraiment prendre le risque d’envoyer les enfants à l’école sachant qu’un virus dangereux, qui a fait des milliers de morts dans le monde entier circule toujours et peut porter atteinte à leurs enfants ? Les enfants étant pour la plupart asymptomatiques, le risque qu’ils contaminent plusieurs membres de la famille, des amis et par la suite des étrangers, est-ce prudent ? Alors, comment procéder ? Quelles sont les solutions à explorer et peut-être même à appliquer ?

Pendant le confinement, les élèves qui sont inscrits à l’école publique tunisienne n’ont malheureusement pas pu bénéficier de cours en ligne contrairement aux étudiants à l’université tunisienne et aux élèves de leur âge dans d’autres pays, que ce soit des pays européens, américains, asiatiques. Les élèves de l’école publique livrés à eux-mêmes, sans étudier, pendant six mois, ce qui ne peut qu’affecter négativement leur niveau et mettre en péril l’avenir du pays si ça continue et que personne ne se décide à prendre les bonnes décisions.

Pour ma part, je pense que ramener les élèves à l’école alors que le virus circule toujours et que le nombre de contaminés et de morts ne fait qu’augmenter chaque jour d’une façon inquiétante serait comme les jeter dans la gueule du loup, car certes, porter un masque, mettre du gel désinfectant, et se laver les mains en permanence font partie des meilleurs moyens de se protéger, mais la distanciation sociale sera très dure à appliquer et puis le port du masque tout le long d’une journée peut s’avérer dangereux pour la santé. En effet, vu que le niveau d’oxygène qui entre dans notre corps va baisser d’une façon alarmante, cela aura de mauvaises répercussions sur notre santé, en plus de cela les enfants ne font pas assez attention et vont sûrement se toucher le visage plusieurs fois dans la journée et même essayer d’enlever le masque à chaque fois qu’il les gêne. C’est pour cette raison que l’enseignement à distance fait partie des meilleures solutions et alternatives, mais pour que cette expérience soit un succès, il va falloir que les élèves interagissent avec les professeurs et de leur côté, les enseignants peuvent rendre cette solution plus motivante à l’aide d’activités amusantes, de cette façon, les élèves ne seront ni découragés ni ennuyés. Je suggère également que les élèves aillent à l’école une ou deux fois par semaine tout en respectant les gestes barrières et la distanciation sociale, et c’est le rôle de l’administration de créer un planning bien précis pour que l’établissement scolaire ne soit pas rempli et qu’il y aura assez de place pour diviser les classes en deux groupes pour favoriser la distanciation sociale. De cette façon, les élèves peuvent communiquer et interagir avec leurs camarades sans pour autant prendre un gros risque, ils ne développent pas des troubles psychiques à cause de l’isolement que peut provoquer le fait de rester à la maison sans aucune interaction sociale avec le monde extérieur ;

Pour conclure, on peut envisager l’enseignement à distance avec quelques séances à l’école tout en prenant les précautions nécessaires. Pourquoi avoir fermé les établissements scolaires alors qu’il n’y avait que deux cas et se permettre de les rouvrir maintenant avec des centaines de nouveaux cas tous les jours ?

Mayssa Ben Mrad

Élève en deuxième LPHL

Phileingora

Fousseni Togola, fondateur et directeur de publication du site web phileingora.org. Né à Fana, dans la région de Koulikoro, il a obtenu son baccalauréat au lycée Cabral de Ségou au Mali. Il un Master en philosophie obtenu à l’ENSUP de Bamako. Présentement, il est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de plusieurs ouvrages, dont « La société close et ses militants » et « Féminitude ». Il est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens.

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