#Soubagabougou2 : Un pays ni proue ni poupe

Dans cette deuxième partie de #Soubagabougou, vous allez découvrir toute la perversité fatale de l’être humain. Cette belle république enviée par tous ses voisins devient plus vite objet de tous les maux à cause de l’instabilité de ses hommes.

Une république « arc-en-ciel » constituant pour toutes les autres de la sous-région une référence se trouve maintenant être la proie à toutes les formes d’injustices et d’inégalité par la faute des crises incessantes.

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Cette république autrefois connut pour son hospitalité, son sens de la responsabilité, son ouverture aux autres, va se trouver confronté à mille et un problèmes.  Ceux-ci relèvent en grande partie de l’avènement de crises incessantes ayant conduit à la chute du chef qui se trouvait à la tête de cet État.

Les ennemis se sont profités ainsi de la grande tolérance, de la religiosité des habitants de Soubagabougou pour s’emparer du pouvoir. Comment cela s’est-il arrivé ?

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La bonne gouvernance se trouvait maintenant sur toutes les lèvres, dans tous les pays du monde entier. Jadis, cette république se démarquait par la gestion parfaite, l’entente entre les gouvernés et les gouvernants, son développement sur le plan économique, social, culturel, éducatif, etc. Plus vite, elle s’est fait des jaloux. Des républiques voulant être comme elle et n’ayant pas pu l’être, d’autres voyant qu’elle constitue une de leur ancienne domination, ont eu du mal à digérer sa réussite. Les ennemis se font plus nombreux que les amis. Le drame est que les citoyens n’ont pas une longueur d’avance et sont pour la plupart préoccupés de leur quotidien que de la gestion étatique. Pourtant, un grand fou du pays ne cessait de prédire chaque jour l’avènement d’une catastrophe, d’une tragédie dans cette république ô combien convoitée. Mais nul ne l’écoutait malgré qu’il avance des arguments faisant référence à des complots qui se prépareraient sur le dos de Soubagabougou. Même si la vérité vient de la bouche des fous, ils ne sont pas écoutés et c’est là tout le problème.

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Tout commence par des signatures. J’ai peur de la signature. Pour mieux casser son rythme, Soubagabougou est appelé à signer des conventions dont les dirigeants ignorent le contenu, les citoyens ignorent quant à eux leur existence. Ces conventions le font entrer de plein pied dans la vague de la mondialisation capitaliste. Une mondialisation occidentalisée où tout est vu à l’aune de la culture occidentale, ou plutôt française.

Comme si on attendait ces signatures, des ennemis vont se présenter en mendiants pour demander aux dirigeants de cette république modèle de leur donner un espace habitable. Ils expliquent qu’ils sont victimes d’une guerre injuste qui ravage tout sur son passage. République d’hospitalité, Soubagabougou reçoit ces hommes au vu et au su de tout le monde entier. Personne n’a fait montre d’une quelconque opposition. Mais c’était là, la pire décision que cette république venait de prendre. Elle venait d’accueillir la visite d’une vipère dans son pantalon.

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La tranquillité que connaissaient ces « mille et une merveilles » est devenue un idéal. Une fois installés, ces groupes d’hommes vont s’atteler à leur mission. Ils sont possesseur d’une mission déstabilisation de cette belle république. Des attentats sont perpétrés partout et à longueur des journées, les violences sexuelles deviennent monnaies courantes, les enlèvements d’enfants, de femmes, de chefs de famille sont devenus des pratiques courantes. Les femmes ne connaissent plus le père de leurs enfants, l’adultère n’est plus une honte, le vol devient quelque chose de légalisé, les enfants prenant goût à l’argent participent à la déstabilisation de la patrie en rejoignant les rangs de ceux qui la déstabilisent. D’autres préparent leur mort en empruntant la route de l’exil. Le licite n’existe plus. L’inversion des valeurs est consommée.

La faute incombe à des terroristes. Ceux-ci font régner la terreur sur tout le pays. Plus de confiance entre les hommes, la cohésion sociale menacée, le tissu social est fracturé. Les guerres communautaires deviennent patentes. Les groupes ethniques qui vivaient en parfaite harmonie deviennent des ennemis potentiels les uns des autres. Chacun accusant l’autre d’encourager le terrorisme ou d’aider les terroristes voire d’être un terroriste. L’existence de la nation est menacée. Le chef  Sorcier voit son règne s’approcher à sa fin. Le pays marche à vau-l’eau. Des émeutes sont constatées partout à l’intérieur de la république. Des soulèvements qui vont conduire au coup d’État contre l’Arche. Cela aggrava la crise. Les ennemis s’en profitent pour gagner davantage de terrains. Le pays devient ingouvernable.

A Soubagabougou, c’est la confusion totale. Crédit photo: pixabay.com

La sonnette d’alarme a sonné à « Soubagabougou ». Une république souffrant de la « pure crise humanitaire ». On proclame qu’il y a urgence d’agir, mais on observe peu d’agissements. On a l’impression que cette situation plaît à certains. C’est cela le problème que les citoyens de cet État ont fini par comprendre malgré leur état de pourriture.

Un seul slogan traverse toutes les rues de Soubagabougou : protégé ! La protection est devenue ce mot fort dans la bouche de la quasi-totalité des Soubagabougouviens. Chacun parle de protection de ceci ou de cela. Mais rien n’est protégé. La protection est devenue un mot vide de sens ou plutôt un mot pour se faire de l’argent.

« La théorie sans la pratique est aveugle ; la pratique sans la théorie est vaine », apprend-on des marxistes. Les Soubagabougouviens sont en mal d’assimiler cette leçon du siècle. Comme si la théorie ne valait aucune importance à leurs yeux, chacun s’engage à protéger un domaine précis. Les uns se battent pour la protection des droits des femmes, d’autres pour la protection de l’environnement, d’autres encore pour la sécurité, d’autres se battent pour la liberté d’expression ou encore pour les droits des minorités, le respect des droits de l’homme, etc.

Mais, hélas ! Combien décevant ! Tout se passe comme si rien ne bougeait. Le paradoxe s’installe. Les protecteurs sont les grands violeurs. Tous les droits sont violés sans conséquence. Les femmes sont exposées aux violences à longueur de journée.

Qu’en est-il de l’existence de la sécurité ? Elle est gravissime. Où sont passés ceux qui disent se battre pour son instauration ? Ils sont assis en attendant la disparition de l’État. Chacun parle vulgairement de protection, mais s’il s’agit de mener des actions concrètes, nul n’est prêt. Tout le monde crie. Tout le monde dénonce. Mais personne ne veut agir dans le « réel » pour protéger quoi que ce soit.

Les mouvements protectionnistes dans le monde s’implantent dans le but de se faire de l’argent. Pour le matériel, chacun défend une cause qui ne l’attire nullement. Sur les réseaux sociaux, ils se montrent environnementalistes pendant que dans leur vie quotidienne, ils qualifient les environnementalistes de mabouls. Cela reste pareil pour ceux qui défendent les valeurs d’égalité. Ils sont de grands misogynes fonctionnant sur la base d’idées archaïques.

Cette situation n’assure nullement un développement durable. Il faut vaille que vaille l’union de la théorie à la pratique. Que ceux qui prônent la protection de tel ou tel domaine soient accompagnés par une conviction ferme de vouloir se battre réellement pour ladite cause. Les protecteurs doivent se battre activement afin qu’il y ait une protection véritable. Cela est indispensable pour le changement dans la nation.

Dans ce tohu-bohu, des politiciens véreux apparaissent. De nouvelles élections sont organisées. Des candidatures sont déposées en vrac. Des campagnes sont organisées dans chaque région, cercle, arrondissement, commune, etc. Ce peuple incorruptible se laisse emporter par le goût de l’argent facile. La crise a sûrement alimenté ce désir fou pour l’argent. Les bourgeois entrent alors en compétition. Seul gagne celui qui financera énormément d’argent. Les « Soubagabougouviens » ne voteront plus pour l’honneur et la dignité ou simplement par devoir, mais pour l’argent. Les thés, les T-shirts, les haut-parleurs, les marmites, les tentes, les chaises, les ballons, etc. ; sont au rendez-vous. Que de choses éphémères apportées pour convaincre les citoyens. Ces matières tiennent la place de la vertu qu’avaient ces hommes.

 Des candidats bégaies, des sourds-muets, des perturbés mentaux, participent, je ne sais comment, à cette campagne d’achat des consciences.  Ce qui est sûr, c’est que certains d’entre eux ont bénéficié des financements extérieurs.

Dans cette république, nul n’a encore souvenance du passé. Tout le monde est préoccupé par ce qu’il pourra gagner durant ces campagnes. Le gouvernail est laissé seul. Le pays est sans proue ni poupe. Il tangue et risque de chavirer. Pendant ce temps, les terroristes à l’autre bout du pays ont fini par transformer toute la population en infirme avec des mains et des bras coupés. Hum !!! Que de la putréfaction ! Sûrement des restes de morceaux humains jetés. Ces localités du pays se vident. Tous fuient la rage des bandits armés pour rejoindre les pays voisins ou d’autres localités.

Les élections sont gagnées d’avance puisqu’il s’agit maintenant de mettre à la tête du pays, celui ayant financé assez d’argent. Cet homme est élu à la tête de « Soubagabougou ». Les « Soubagabougouviens » doivent s’attendre déjà à la gouvernance qu’il adoptera. Il met le feu à la poudre. Les choses se compliquent davantage. L’individualisme est devenu la caractéristique du pays.

À suivre…

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