Présidentielle ivoirienne de 2020 : la décision d'ADO qui doit servir de modèle pour les autres présidents africains

Alassane Dramane Ouattara a levé les doutes autour de sa candidature à la présidentielle ivoirienne de 2020 en renonçant à se représenter pour un troisième mandat. Cette décision d’ADO doit servir de modèle pour les autres présidents africains.  

En Guinée Conakry aussi bien qu’au Bénin, les polémiques autour d’éventuelle candidature des chefs d’État en exercice défrayent la chronique. Comme pour dire stop, privilégions la stabilité dans nos États, le président de la République de Côte d’Ivoire (RCI), Alassane Dramane Ouattara (ADO) a montré la voie à suivre en renonçant à candidater à la présidentielle ivoirienne de 2020!

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« Je voudrais annoncer solennellement que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération », a-t-on lu, ce jeudi 5 mars 2020, sur le compte Twitter du président ivoirien. Par cette déclaration, il renonce ainsi volontiers à un troisième mandat à la tête de la RCI bien vrai que la constitution l’autorise à briquer un troisième mandat. Il vient ainsi de se distinguer de tous les autres chefs d’Etat non seulement par la tenue de ses promesses mais aussi par son patriotisme.

À travers ce geste, ADO a montré la voie à suivre à ses compatriotes africains qui continuent à maintenir le suspense autour de leur candidature pour de nouveau mandat à la tête de leur pays.

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En Guinée d’Alpha Condé, l’atmosphère est tendre parce qu’on soupçonne le chef d’État de vouloir changer la constitution afin d’avoir la possibilité de briquer un troisième mandat. Ces polémiques, couplées à la suspension de la participation de la Francophonie au processus électoral guinéen, ont conduit au report du référendum ainsi que des législatives qui étaient prévues pour le 1er mars 2020. Au Bénin de Patrice Talon, le même mystère de candidature existe.

Mais à la suite de cette décision du président ivoirien, les autres chefs d’État du continent prendront sûrement leur courage en main pour lever toute équivoque autour de leur candidature. Car rien ne vaut que la stabilité. Pour parler de candidature, il faut d’abord qu’un État existe.  

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