Mortalité infantile : à cause de la covid-19, des millions d’enfants pourront mourir

L’UNICEF et l’OMS tirent la sonnette d’alarme au sujet de la mortalité infantile. Selon les estimations de ces deux organisations onusiennes, sans réaction, l’humanité pourrait perdre des millions d’enfants de moins de cinq ans, en raison de la covid-19.

Sans investissements urgents pour la relance des systèmes et services de santé perturbés, l’humanité risque de connaitre le décès des millions d’enfants de moins de cinq (5) ans, notamment les nouveau-nés.

Des enquêtes menées par l’UNICEF et l’OMS révèlent que la pandémie de covid-19 a entrainé d’importantes perturbations dans les services de santé. À cause de ces perturbations, des décennies de progrès durement gagnés risquent d’être annulées, craignent ces deux organisations.

À cet égard, Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF déclare que « la communauté mondiale est venue trop loin vers l’élimination des décès d’enfants évitables pour permettre à la pandémie du COVID-19 de nous arrêter sur nos traces. » Elle affirme également que « lorsque les enfants se voient refuser l’accès aux services de santé parce que le système est débordé et que les femmes ont peur d’accoucher à l’hôpital par crainte d’une infection, elles aussi peuvent devenir victimes de covid-19. »

Pour éviter ces bouleversements, des investissements urgents restent nécessaires dans le but de relancer les systèmes de santé, indiquent les deux organisations onusiennes.

En raison de la crainte d’être affecté de la covid-19, les services de santé connaissent aujourd’hui plusieurs dysfonctionnements, indique-t-on.

C’est ainsi que 68 % des pays auraient signalé au moins une interruption des contrôles de santé pour les enfants et les services de vaccination, nous indique une enquête de l’UNICEF menée vers l’été dans 77 pays du monde. En plus, 63 % des pays auraient signalé des perturbations dans les examens prénatales et 59 % dans les soins postnatals, affirme la même source.

 « Maintenant, nous ne devons pas laisser la pandémie du COVID-19 revenir sur des progrès remarquables pour nos enfants et les générations futures. Il est plutôt temps d’utiliser ce que nous savons [ndlr] pour sauver des vies et continuer à investir dans des systèmes de santé plus solides et résilients », a déclaré le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

À noter que ces rapports et enquêtes soulignent la nécessité d’agir urgemment pour le rétablissement et l’amélioration des services de santé.

C’est dans ce contexte que John Wilmoth, directeur de la division de la population du département des affaires économiques et sociales des Nations unies déclare : « Bien que le rapport souligne les effets négatifs de la pandémie de COVD-19 sur les interventions essentielles à la santé des enfants, il attire également l’attention sur la nécessité de remédier aux énormes inégalités dans les perspectives de survie et de santé d’un enfant. »

Bakary Fomba, stagiaire

Phileingora

Fousseni Togola, fondateur et directeur de publication du site web phileingora.org. Né à Fana, dans la région de Koulikoro, il a obtenu son baccalauréat au lycée Cabral de Ségou au Mali. Il un Master en philosophie obtenu à l’ENSUP de Bamako. Présentement, il est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de plusieurs ouvrages, dont « La société close et ses militants » et « Féminitude ». Il est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens.

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