Lutte contre le djihadisme au Mali : le général Christophe Gomart prône le nécessaire maintien de l’armée française

Dans une interview accordée à nos confrères de Radio France Internationale (RFI), mercredi 14 octobre 2020, le général Christophe Gomart, retraité de l’armée française, revient, à travers ses mémoires militaires dans « Soldat de l’ombre » publiés aux éditions Tallandier, sur la reconquête du nord du Mali, de l’arrivée de l’armée française à Kidal. Il évoque également la dégradation actuelle de la situation sécuritaire dans le pays.

« [ndlr] le fait qu’il y ait eu un putsch récemment au Mali, montre bien que nous avons un sujet, et qu’il doit y avoir un dialogue Nord-Sud entre la population de l’Azawad et la population du Sud-Mali, même si seuls 10 % de la population est au nord du Mali et 90 % est au sud du fleuve Niger », a indiqué le général Christophe Gomart au cours de son interview sur RFI, le 14 octobre 2020. Selon lui, l’opération militaire française engagée au Mali en 2013 avait gagné « la guerre contre les groupes jihadistes… » Néanmoins, il estime qu’aujourd’hui, il est nécessaire de développer les dimensions économique et politique pour la continuité de cette victoire sur ces groupes djihadistes.

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Reconnaissant que dans toutes les guerres le dialogue peut être nécessaire, le général Christophe attire néanmoins l’attention sur la nécessité de savoir dialoguer. Car autrement, plus de légitimité pourrait être donnée aux groupes djihadistes.

Quant à la présence de l’armée française au Mali, le général Christophe la juge nécessaire. Il indique que l’armée française représente un élément indispensable dans la lutte contre les groupes djihadistes dans le Sahel et particulièrement dans le nord du Mali. À ses dires « Si l’armée française s’en va rapidement, les groupes djihadistes reviennent vers le Sud ». À cet égard, il laisse entendre qu’« il n’est pas souhaitable que toute l’armée française s’en aille. »

Bakary Fomba, stagiaire

Phileingora

Fousseni Togola est né à Fana, dans la région de Koulikoro. Il a obtenu son baccalauréat au lycée Cabral de Ségou, au Mali. Aujourd’hui, M. Togola est détenteur d’un Master en philosophie, obtenu à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Présentement, il est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de « La société close et ses militants » et de la « Féminitude » et de « Le Mali sous IBK : sept ans d’obscurantisme » qu’il a publié sous le pseudonyme Chiencoro. M. Togola est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens. Fousseni Togola est fondateur et directeur de publication du site web d’informations générales, d’analyses et d’enquêtes phileingora.org. Il occupe le poste de rédacteur en chef adjoint au journal malien Le Pays. En 2020, il a été nominé au prix Mali Média Award (MAMA).

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