Journée internationale du Jazz : « la musique rassemble et aide à garder espoir », selon Azoulay

La Journée internationale du Jazz, célébré le 30 avril chaque année, intervient dans une période difficile pour l’humanité en 2020. Cela a été le lieu pour l’UNESCO de rappeler les immenses vertus de ce genre musical.

« Le jazz n’est pas seulement de la musique, c’est un mode de vie, c’est une manière d’être, une manière de penser », disait Nina Simone, chanteuse américaine. En cette Journée internationale du Jazz, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) rappelle quelques vertus de ce genre musical.

Le Jazz, compagnon d’épreuve

La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay rappelle en cette circonstance ce passage du saxophoniste ténor Johnny Griffin : « Le jazz est une musique faite par et pour des gens qui ont décidé de se sentir bien en dépit des circonstances. » Un rappel assez significatif puisque faisant référence à la situation difficile que traverse le monde en cette période de confinement imposé par le coronavirus. En ces circonstances, souligne la directrice, « la musique rassemble et aide à garder espoir ». 

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À l’en croire, ce genre musical n’est qu’un compagnon d’épreuve pour maintes personnes. « Par le jazz, nous retrouvons une proximité rendue plus difficile par les mesures de distanciation sociale, car l’air de jazz est un dialogue ininterrompu entre les musiciens du groupe, mais aussi avec l’auditeur. Ce dialogue, nourri d’influences multiples, rencontre de traditions musicales de continents différents, résonne ainsi dans toutes les cultures et nous rend plus proches », explique Audrey Azoulay.

Les grandes vertus du Jazz

La directrice de l’UNESCO ne tarit pas d’éloges du Jazz surtout en cette période noire de l’histoire de l’humanité. Elle étale ses grandes vertus parmi lesquelles on peut retenir : le jazz fait tomber les barrières et crée des opportunités de compréhension mutuelle et de tolérance ; c’est un vecteur de liberté d’expression, il réduit les tensions entre les individus, les groupes et les communautés ; il encourage l’innovation artistique, l’improvisation, de nouvelles formes d’expression et l’inclusion de formes musicales traditionnelles dans de nouvelles formes et il stimule le dialogue interculturel et autonomise les jeunes des sociétés marginalisées.

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Selon Azoulay, le jazz est « symbole de liberté et de métissage » par le fait qu’il a accompagné l’esclavage et l’oppression. Selon l’UNESCO, « L’histoire de Jazz s’inscrit dans la quête de la dignité humaine, de la démocratie et des droits civils. Il a donné de la force à la lutte contre la discrimination et le racisme ».

En cette circonstance, l’UNESCO a rendu un hommage vibrant à Manu Diabango, un de ses artistes, mort le 24 mars 2020 des suites du covid-19.

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Rappelons que c’est en raison de toute cette importance qu’en novembre 2011, la Conférence générale de l’UNESCO a proclamé le 30 avril Journée internationale du jazz afin de célébrer les vertus de ce genre musical.

Daou

Phileingora

Fousseni Togola est né à Fana, dans la région de Koulikoro. Il a obtenu son baccalauréat au lycée Cabral de Ségou, au Mali. Aujourd’hui, M. Togola est détenteur d’un Master en philosophie, obtenu à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Présentement, il est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de « La société close et ses militants » et de la « Féminitude » et de « Le Mali sous IBK : sept ans d’obscurantisme » qu’il a publié sous le pseudonyme Chiencoro. M. Togola est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens. Fousseni Togola est fondateur et directeur de publication du site web d’informations générales, d’analyses et d’enquêtes phileingora.org. Il occupe le poste de rédacteur en chef adjoint au journal malien Le Pays. En 2020, il a été nominé au prix Mali Média Award (MAMA).

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