#JenParle : "Vite !", le livre sur un monde en urgence

Publié le 6 janvier chez les éditions Plon, VITE ! Les nouvelles tyrannies de l’immédiat ou l’urgence de ralentir de Jonathan Curiel nous livre des analyses sur la société de la Vitesse et de l’Immédiateté.  

« Je n’arrive plus à lire un journal entier, à enchaîner plus de vingt pages d’un livre, à participer à une réunion de travail, à faire des courses sans consulter mon téléphone, sans être déconcentré, sans vagabonder sur les réseaux sociaux. J’écris d’ailleurs ces premières lignes le téléphone à côté, le manipulant sans cesse, ne parvenant pas à l’oublier complètement. » Voilà ce que représente notre société de la Vitesse et de l’immédiateté. Tout doit aller plus vite. Nous sommes envahis à la fois par plusieurs choses. Plus de temps d’attendre. La vitesse est devenue mesure d’efficacité.

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Dans tous les domaines : politique, économie, entreprise, société, médias voire relations humaines, le dénominateur commun constitue l’instantanéité, l’oublie du passé aussi bien que du futur. Seul compte, le présent. Partout, nous vivons dans l’urgence. L’alerte rouge est toujours lancée. « Prendre son temps est une hérésie, aller vite une injonction », lit-on dans Vite !

Les sociétés modernes sont emportées par le courant des nouvelles technologies où plus personne n’a le temps nécessaire à accorder à son travail voire à sa communauté. Le virtuel est devenu notre compagnon de tous les jours. Cet état d’esprit est alimenté par les médias et les réseaux sociaux : « Buzz, réseaux sociaux, téléphones portables : l’immédiat est une nouvelle religion, au sens étymologique (religare) où il relie les gens entre eux. C’est le nouveau dénominateur commun de la relation à l’autre. Les réseaux sociaux sont les nouveaux véhicules de la vitesse et de l’immédiat. Ce sont eux qui permettent l’effet « boule de neige » du buzz ».

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Une sortie de ce cercle vicieux est nécessaire pour éviter que le Vite crée le Vide.

Ce tapuscrit est une sorte de mise en garde à l’attention des citoyens des quatre coins du monde pour leur dire stop ! Car, au rythme où nous allons, l’autodestruction n’est pas loin.

Le plus difficile, une fois ce livre entre les mains, c’est de l’ouvrir pour se faire prendre dans son appât.  

Phileingora

Fousseni Togola est né à Fana, dans la région de Koulikoro. Il a obtenu son baccalauréat au lycée Cabral de Ségou, au Mali. Aujourd’hui, M. Togola est détenteur d’un Master en philosophie, obtenu à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Présentement, il est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de « La société close et ses militants » et de la « Féminitude » et de « Le Mali sous IBK : sept ans d’obscurantisme » qu’il a publié sous le pseudonyme Chiencoro. M. Togola est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens. Fousseni Togola est fondateur et directeur de publication du site web d’informations générales, d’analyses et d’enquêtes phileingora.org. Il occupe le poste de rédacteur en chef adjoint au journal malien Le Pays. En 2020, il a été nominé au prix Mali Média Award (MAMA).

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