Le festival des expectorations !

La purification rapproche le musulman de Dieu. Convaincu que l’être suprême ne l’entendra que s’il est propre, le fidèle musulman se purifie à chaque fois qu’il doit se hisser devant Dieu. L’hygiène est au cœur de la pratique de l’islam.

Le mois de ramadan, moment d’épreuve pour les musulmans, apporte pourtant un paradoxe. De mois béni, le mois de ramadan se transforme en un festival de l’expectoration. Partout, des jets anarchiques de crachats. On oublie toute précaution d’hygiène.  

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Dans leur bureau comme à la maison, dans la circulation comme dans les hôpitaux, dans les transports en commun, etc., c’est le même festival sous nos yeux. Nulle part où mettre les pieds sans ramasser des crachats. Dans la circulation, sans des mesures de précaution, on en reçoit plein dans la figure.  

Cette pluie de crachotements fait de ce mois celui des salivations. Cracher est devenu une condition sine qua non pour l’exécution de leurs vœux. Pendant cette période, le Mali se transforme en une République des crachats.

Un danger sanitaire

Pourtant, cette saleté peut s’avérer dangereuse pour la vie des autres membres de la société, voire ennuyante, pour eux. Elle peut contenir des bactéries susceptibles de compromettre la vie d’autres personnes puisqu’il est exposé à l’air libre.

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L’expectoration est tellement incorporée dans le sang de certains musulmans qu’ils crachent même étant sur la natte de prière, dans leur chambre ou dans la mosquée.

Un changement de mentalité s’impose aux musulmans puisque jeûner ne revient pas à se livrer à des pratiques non hygiéniques. L’hygiène doit être le cheval de bataille d’un musulman. Pour reprendre cette phrase du Conseil français du culte musulman, «[…] l’islam prône la pureté par l’ablution, le respect de la nature et l’exigence de se doter d’un noble caractère, si bien qu’en islam, il est adjuré que le Saint Coran ne soit touché que par les purifiés et affirmé avec force que la propreté mène vers la foi. »

Togola

Phileingora

Fousseni Togola, fondateur et directeur de publication de Phileingora. Né à Fana, dans la région de Koulikoro, j’ai obtenu mon baccalauréat au lycée Cabral de Ségou au Mali. Je possède une Maîtrise en Philosophie obtenue à la Faculté des Sciences Humaines et des Sciences de l’Éducation (FSHSE) de Bamako. Après cette Maîtrise, j’obtiens mon Master à l’ENSUP de Bamako. Présentement, je suis professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Je suis auteur de plusieurs livres dont « La société close et ses militants » et « Féminitude ». J’ai bénéficié de maintes autres formations notamment les techniques d’enquêtes en journalisme et en bloging ainsi que la Technique de l’édition. Je suis membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens.

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