Côte d’Ivoire : l’opposition se mobilise contre la candidature de Alassane Dramane Ouattara

Réunie le 20 septembre autour du doyen Henri Konan Bédié, l’opposition ivoirienne a posé plusieurs préalables à sa participation au scrutin du 31 octobre prochain.

En Côte d’Ivoire, les groupements et partis politiques de l’opposition, des organisations syndicales et de la société civile étaient réunis, dimanche 20 septembre 2020, dans l’après-midi autour d’Henri Konan Bédié à Abidjan, au siège du PDCI-RDA. Ils exigent le retrait de la candidature du président sortant Alassane Ouattara à la course de la magistrature suprême, prévue le 31 octobre prochain.

Au cours de cette réunion, un message commun a été délivré au nom de l’ensemble des opposants. Les membres de l’opposition ivoirienne appellent à la mobilisation dans la rue contre un troisième mandat d’Alassane Ouattara. Ils exigent la dissolution du Conseil constitutionnel ainsi que de la Commission électorale indépendante. Ils demandent également l’audit de la liste électorale, la libération des prisonniers politiques ainsi que le retour des exilés.

Si ses revendications ne sont pas satisfaites, l’opposition engage donc un bras de fer avec le pouvoir dans le but de porter le débat sur le troisième mandat dans la rue et torpiller le scrutin, précise la RFI.

Ainsi, « La réforme du cadre institutionnel est un préalable à l’organisation de l’élection », déclare Patrice Saraka du Cojep, porte-parole de la coalition de l’opposition, au micro de nos confrères de RFI.

Notons que cette coalition large de l’opposition est composée de Générations et Peuples solidaires (GPS) de Guillaume Soro, les pro-Gbagbo d’EDS, la plateforme Coalition pour a Démocratie, la Réconciliation et la paix (CDRP) qui comprend le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et plusieurs autres partis comme l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) d’Albert Toikeusese Mabri.

Pour sa part, le Front populaire ivoirien (FPI) n’ayant pas été invité à cette rencontre de l’opposition a tenu une réunion pour lancer un appel à l’union sacrée afin de faire barrage à la candidature du Président sortant.

Cependant, le FPI se reconnait de ce schéma de discussion que lui inspire l’unité de l’opposition. Il appelle donc l’union des partis d’opposition contre le régime en place.

En ce qui concerne l’absence de Kouadio Konan Bertin (KKB), candidat à l’élection du 31 octobre prochain, à cette réunion de l’opposition, M. Mabri, sur RFI, a déclaré que chacun viendra à son rythme adhérer et signer la déclaration dans la mesure où elle reste ouverte.

Notons également que Guillaume Soro, depuis Paris, a fait une déclaration dans laquelle il salue cette idée de l’opposition qui a décidé de prendre ses responsabilités.

Ce scrutin présidentiel ivoirien commence à réveiller les vieux souvenirs. 

Bakary Fomba, stagiaire

Phileingora

Fousseni Togola est né à Fana, dans la région de Koulikoro. Il a obtenu son baccalauréat au lycée Cabral de Ségou, au Mali. Aujourd’hui, M. Togola est détenteur d’un Master en philosophie, obtenu à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Présentement, il est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de « La société close et ses militants » et de la « Féminitude » et de « Le Mali sous IBK : sept ans d’obscurantisme » qu’il a publié sous le pseudonyme Chiencoro. M. Togola est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens. Fousseni Togola est fondateur et directeur de publication du site web d’informations générales, d’analyses et d’enquêtes phileingora.org. Il occupe le poste de rédacteur en chef adjoint au journal malien Le Pays. En 2020, il a été nominé au prix Mali Média Award (MAMA).

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