Bah Ndaw après son investiture : « Je suis prêt au sacrifice ultime pour que le Mali redevienne le Mali de nos rêves »

Bah Ndaw est entrée en fonction, ce vendredi 25 septembre 2020, après avoir prêté serment devant la Cour suprême. Au cours de cette cérémonie solennelle, tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le président de la transition malienne a pris plusieurs engagements.
Dans son tout premier discours, après son investiture à la fonction de président de la transition, Bah Ndaw a dégagé la ligne directrice de sa gouvernance : l’instauration de la sécurité, la lutte contre la corruption et l’impunité, l’application et le respect des accords internationaux, la lutte contre la pandémie de coronavirus, etc.
Le président de la transition estime qu’il faut mener sans délai une réflexion sur les tares du processus démocratique au Mali. Sur ce champ, il s’engage à combattre les scrutins aux « coûts astronomiques », l’achat des voix, la perversion des résultats. Ce n’est pas tout, il s’engage également à asseoir une sécurité durable dans le pays. Mais pour gagner ce combat, il faut un choix politique, reconnait-il. La réalisation de ce choix politique passe par la disposition de moyens adéquats. Car l’armée doit être bien équipée, a-t-il souligné.
Durant les 18 mois de sa gouvernance, M. Ndaw s’engage à ce que les moyens de l’armée aillent totalement dans l’armée. Ce qui suppose une lutte implacable contre la corruption. « La bonne gestion de nos maigres ressources » doit être une priorité, a-t-il lâché avant d’inviter à une gestion saine des ressources de l’État. Car, « l’argent public est sacré ». À ses dires, sa gouvernance sera marquée par la lutte contre l’impunité. « Tous les dossiers d’enquête réalisés par nos structures seront transmis aux juges », s’est-il engagé.
S’agissant des conclusions du Dialogue national inclusif, le président de la transition malienne ne doute aucunement de sa qualité. D’où son engagement à s’atteler, sans délai, à l’application de ces conclusions. Cela sera de même pour l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. En effet, selon M. Bah Ndaw, cette transition ne remettra nullement en cause les accords internationaux. Enfin, le président de la transition n’a nullement omis le côté sanitaire. Il s’est engagé à renforcer les acquis pour combattre la pandémie de coronavirus.
Son ambition, c’est de mener une transition stable, apaisée et riche, dans le délai convenu. À ses dires, c’est un honneur de devenir l’esclave du Mali. « Je suis prêt au sacrifice ultime pour que le Mali redevienne le Mali de nos rêves », a-t-il fait savoir. Il recommande de même aux Maliens. « N’ayons pas peur des mots », invite M. Ndaw avant d’indiquer que la Maison commune brule, elle est « ébranlée, piétinée, affaiblie, humiliée par ses propres enfants ». C’est pourquoi chaque malien doit apporter sa pierre à la construction de l’édifice national, a-t-il souligné.
Fousseni Togola

Phileingora

Fousseni Togola est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de « La société close et ses militants », de la « Féminitude » et de « Le Mali sous IBK : sept ans d’obscurantisme » qu’il a publié sous le pseudonyme Chiencoro. M. Togola est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens. Fousseni Togola est fondateur et directeur de publication du site web d’informations générales, d’analyses et d’enquêtes phileingora.org. En 2020, il a été nominé au prix Mali Média Award (MAMA). La même année, il est lauréat du "Prix de Reconnaissance des Médias « Restez à la Maison », dans la catégorie presse en ligne au Mali, de la fondation Merck.

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