Avec le Coronavirus, se préparer à un déluge de manuscrits

Chaque crise donne aux chercheurs et aux penseurs du blé à moudre. Une situation qui bousculera également les maisons d’édition de livres. Avec cette pandémie du Coronavirus, il faut s’attendre à un déluge de manuscrits.

« Toute philosophie est fille de son temps ». Cette phrase du philosophe idéaliste allemand Hegel a traversé des siècles sans subir aucune égratignure. La pensée des hommes, leurs manières d’agir, reste déterminée par les réalités politiques, sociales, économiques, religieuses, etc., de la société dans laquelle évolue le penseur. C’est pour dire que ce sont des circonstances extérieures qui activent la curiosité du penseur et le poussent à réfléchir pour exprimer ses points de vue.

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Les conditions de vie déterminent la pensée des hommes

Ne vivant pas les mêmes réalités ou les vivant différemment les uns les autres, les penseurs ne pourront pas avoir les mêmes points de vue sur elles. « Dans un palais, on pense autrement que dans une chaumière », a-t-on appris de Ludwig Feuerbach, philosophe allemand.

Les conditions de vie sont déterminantes dans la production intellectuelle. Le prisonnier de la caverne de Platon n’aura pas les mêmes compréhensions du bien que le petit mendiant qui passe la journée à quémander ou encore ce bourgeois qui vit dans une vie luxueuse. Cette multiplicité de vue sur un seul et unique sujet n’a rien à voir avec une quelconque idée de contradiction.

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Les maisons d’édition face à une forte demande de publication

Avec cette pandémie du Coronavirus, les maisons d’édition de part et d’autre le monde doivent s’apprêter à un déluge de manuscrits sur cette catastrophe planétaire qui fait des milliers de morts. Le confinement qu’elle a imposé aux uns et aux autres contribuera d’une certaine manière à cette entreprise. La lecture, l’écriture, le sport sont devenus les activités favorites de beaucoup de penseurs confinés. Mais il faut s’attendre également à recevoir beaucoup de jeunes écrivains novices dans le domaine.

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Les maisons d’édition doivent s’organiser le mieux possible pour répondre à cette abondance de demandes de publication qui vont les inonder durant les premiers mois et les premières années qui vont suivre la fin de cette pandémie.

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